tiré du blogue de l’École québécoise de formation en éducation somatique

J’ai lu dernièrement le magnifique témoignage de Christiane, une ancienne élève et maintenant collègue, paru sur le blogue de l’École québécoise de formation en éducation somatique.  Voici un extrait que je partage avec vous :

 » […] Plateau Mont-Royal. Après-midi. Un local inconnu. Je ne connais personne. On m’invite à m’allonger sur un tapis. Qu’est-ce que je fais là ? J’ai froid. Je suis si fatiguée. Les minutes passent. La voix chaleureuse de Marie-Ève¸ praticienne de la méthode Feldenkrais, se fait entendre. 

Et commence, le début d’un voyage intérieur. Elle nous guide des mouvements. Lents. Parfois simples. Parfois inhabituels. Des pauses. Insécurité. Qu’est-ce que je dois faire ? Faut que je bouge ? Et on continue l’exploration d’un mouvement. Nouvelles variations. Encore des pauses. Des questions. Dans quelle partie de votre corps, vous sentez votre respiration et comment se fait-elle ? – (eeee… je ne sais même pas si je respire, me dis-je)- Comment se dépose votre corps au sol ? (je ne sais pas, j’ai mal, tellement mal) Sentez-vous une différence entre le côté droit et le gauche ? Restez dans le confort. Faites le minimum. N’allez pas dans la douleur (j’ai pas besoin d’y aller, j’y suis tout le temps depuis ces dernières semaines).

Une autre pause. Je ne sais plus dans quel monde je suis. (hum… quelque chose se passe dans le dos… une différence entre le début et maintenant). Le monde hostile dans lequel je baigne ces dernières années a perdu – l’espace d’un instant – ses repères. Je suis un peu plus calme. Étonnée. Tiens, je sens un petit gonflement dans mon ventre (je respire, moi ?). Ça bouge à l’intérieur de moi. Je ne suis pas morte. J’avais juste oublié que j’étais en vie…Encore de la vie dans mon paysage intérieur. Dans mon corps fatigué. […] «  – cliquez ici pour lire le texte complet